La St-Jean en 6 temps

Quatre journées bien remplies prennent fin. Au cours de ma fin de semaine prolongée, je me suis promenée un peu partout, un parcours varié à l’image de la région de Québec en fête… Petit tour en vélo pour se retrouver au bas de la chute Kabir Kouba… Courir dans le Vieux Port vers l’escalier du Cap-Blanc… Regarder, épatée, le Moulin à image de Robert Lepage… Faire rouler l’économie de la rue St-Jean, de restos en boutiques, à l’abri de la pluie, suivi d’un souper de homard… Braver la foule un peu trop agitée pour voir Pierre Lapointe et Samuel de Champlain en rasta… Et passer la journée à l’Espace 400e (bon, principalement le Bistro) sous un soleil qui a su chasser les nuages menaçants… Pas étonnant que le bordel règne encore dans mon appart.

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Tadoussac en chanson…

Depuis 5 ans, le Festival de la chanson de Tadoussac, le plus grand des petits festivals ;-) marque réellement le début de la saison estivale.

Dans ce village majestueusement entouré de montagnes, de lacs, et du fjord où se promènent bélugas et petits rorquals, la population se multiplie le temps d’une fin de semaine de découverte musicale.

Les années se suivent mais ne se ressemblent pas… Chaque édition à laquelle j’ai participé avait sa particularité, ses différences. Parfois la pluie torrentielle, parfois le soleil et le ciel bleu à perte de vue. Parfois sous le signe d’une grande poussée d’énergie sportive, parfois en mode plutôt paresse. Parfois en vélo, en autobus, en jeep, parfois en presque Westfalia… Parfois les bêtises, parfois la sagesse. La plupart du temps, très peu de sommeil. Et à tous les ans, la terrasse du Café Bohême et la sangria, y croiser des amis festivaliers des années précédentes et les artistes qui se produiront plus tard le soir sur les scènes du Festival.

Et à chaque année, le statut de bénévole me permettait de vivre pleinement le festival, de faire partie des troupes qui encourage la relève musicale. Cette année, mes complices de Québec et moi avions décidé de vivre le festival autrement, en tant que simples festivalières. Résultat, j’ai eu l’impression d’être en marge du festival quelque peu. Ça m’a tiraillé de ne pas faire partie de l’équipe des bénévoles de Marie-Hélène (qui à chaque année planifie avec brio notre implication).

On a quand même su comment bien occuper notre temps libre, en mode paresse sur la plage de Tadou. Bain de soleil entrecoupé d’une baignade plus que rafraîchissante dans le fjord, un peu de lecture, des photos et la trouvaille de So, des brownies à la menthe. Et de retour au Café Bohême pour un petit rosé en après-midi.

Moins de coups de foudre musicaux cette année, je ne suis pas revenue la tête pleine de musique comme la première fois. Mérite tout de même mention K, un sympathique Suisse avec des textes plutôt colorés et variés; Alfarococo, groupe de Montréal (je crois) avec une belle énergie sur scène; Loïc Antoine, que j’aurais pu écouter encore longtemps, mais qui n’a pas m’empêcher d’aller faire un mauvais coup ailleurs.

Les festivaliers ont changé un peu. Cette année, il semblait y avoir un contingent important de p’tits abrutis insouciants malpolis qui laissaient traîner leurs bouteilles et autres déchets un peu partout. Il faut croire que je vieillis, quand je m’entends dire que je ne comprends pas cette génération… C’est pourtant eux qui devraient être plus sensibilisés à la fragilité de notre écosystème et à l’importance de préserver les petites merveilles comme Tadoussac. Heureusement, il y avait également des non-abrutis au rendez-vous…

Ma dose tadoussacienne ne m’a pas suffit cette année, je compte bien y retourner avec la Chef Goupil et une ou deux Goupillettes cet été. Le sentier du Fjord, ça ferait du bien. 12 km à surplomber le fjord et chercher la trace des baleines dans l’eau.

Après Tadoussac, le retour à la réalité est toujours plus difficile. De retour à ma vie plutôt houleuse ces temps-ci.

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Courir à Ottawa

Il a fait beau à Ottawa en fin de semaine. Et comme elle était belle mon ancienne ville. J’ai marché un peu partout, dans Chinatown à regarder les vieux Chinois pratiquer le tai chi dans un parc entouré de beaux grands arbres verdoyants. J’ai rencontré des amis pour dîner sur Elgin. Je me suis promenée dans le Glebe à admirer les belles maisons hors de prix. J’ai acheté des petits fruits au marché By et dépensé une petite fortune sur une petite robe tout à fait indispensable à mon existence! Et alors que je faisais travailler ma très bonne amie Visa à la caisse, j’ai remarqué l’heure… Oh oh! J’ai dû me rendre en courant à ma course! J’ai traversé le marché et le Centre Rideau à toute vitesse pour aller chercher ma trousse d’inscription au kiosque du 10 km. J’ai à peine eu le temps de me changer en tenue vestimentaire plus athlétique et pris soin de laisser mes sacs de fruits et ma nouvelle petite robe à ma soeur avant de me diriger au point de départ, à cinq minutes du coup d’envoi. Ouf!

Restait un peu de temps pour les étirements, échanger des mots d’encouragement avec les autre coureurs présents en très grand nombre (plus de 7000!) et c’était parti. (Dire que j’étais dans une salle d’essayage il y a moins d’une heure). Première partie du parcours, rue Elgin, devant les terrasses bondées, pour ensuite aller longer le Canal Rideau pour le reste de la course. Comme c’était beau, les kayaks sur l’eau, les lilas en fleur et les gens venus voir la course. En 54 minutes et 14 secondes, j’ai parcouru 10 km entourée du parfum des lilas et des mots d’encouragement de la foule, en pensant à la récompense qui m’attendait, un gros repas et une bouteille de vin en bonne compagnie.

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Ménage de printemps

Paradoxe intéressant découvert en fin de semaine. J’accumule tout. J’ai assez de linge pour vêtir un petit pays (disons une île dans le Pacifique), des sacoches-baluchon légèrement défraîchies accrochées un peu partout, des bidules machins trucs sans grande utilité, des livres déjà lus que je ne donnerai jamais (même les mauvais) et assez de tasses légèrement craquées pour ouvrir une maison de thé.

Il y a par contre un élément qui manque à mon existence de cigale comblée, l’Homme. Mais là, au moindre défaut de fabrication, je procède à une expulsion rapide, telle une commodité jetable. Avec raisons valables bien sûr : celui-ci risque de perdre ses cheveux, lui porte une casquette, l’autre une chaîne dans le cou, trop colleux ou pas assez, trop sérieux, rire bizarre, trop poilu, il aime le golf, trop maigre, trop gros, il fume (ça c’est légitime), il a voté pour Dumont (ça aussi), il regarde la téléréalité, il habite en banlieue…
Mais comment se fait-il que je sois encore célibataire ;-)

Par une journée des Patriotes pluvieuse, sous le regard menaçant de MC et plus conciliant d’Annie, j’ai trié mon linge et ainsi vidé mes tiroirs et garde-robes pour remplir trois sacs à poubelle à donner parce que, faut l’avouer, je semble avoir gardé des vêtements qui remontent aux années 80… Wow, j’ai libéré deux tiroirs au complet.

Le truc c’est peut-être de faire un peu de place pour que l’Homme (aussi imparfait soit-il) puisse s’installer dans mon chez-moi. Un bon ménage de printemps s’impose.

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Découvrir la Rive-Sud de Québec

En sortant du bureau, il faisait super beau. J’en profite pour faire le tour par le pont, mais une fois au pont, il faisait encore trop beau. Pourquoi ne pas en profiter plus longtemps… L’avantage de se perdre en vélo en se promenant sur la Rive-Sud c’est de découvrir les petites routes bordées de charmantes petites maisons. Je me suis retrouvée sur la rue St-Joseph à St-Nicolas, je ne sais trop comment. Que de découvertes à faire cet été…

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Naviguer en eaux troubles

J’ai une humeur de tracteur dont je ne connais pas tout à fait la source. Remises en question de part et d’autre, professionnelle, personnelle, géographique et même capillaire… (un changement de couleur, est-ce que ça ferait du bien?) Se sentir seule alors que l’été s’annonce. Tout le monde est loin, même ceux qui ne le sont pas… Je me sens par moment épuisée, heureusement je trouve au moins l’énergie pour me défouler sur les côtes de Québec avec mon ami Jake, fidèle compagnon à deux roues. Pour le reste, “gam zeh ya’avor” (lu quelque part récemment), on l’espère…

L’adrénaline à l’état pur est peut-être un bon remède… Descente de la Jacques Cartier en rafting demain matin!

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La fièvre du hockey

C’est plus fort que moi, quand les séries de la coupe Stanley commencent et que les Canadiens de Montréal font face à l’adversaire, je peux très bien me transformer en sportive passive à regarder la télé, plutôt stressée, criant quelques fois des bêtises aux arbitres, aux joueurs adverses, au poteau qui a volé un but aux Habs, au gars qui n’arrête pas de passer devant la télé au bar. C’est tout à fait irrationnel, de regarder avec autant d’intérêt et de nervosité des joueurs surpayés courir après une ‘tite rondelle et se taper dessus, mais c’est comme ça. Je crois que c’est génétique.

Je me souviens du temps des séries éliminatoires quand j’étais enfant, à regarder, perplexe, mon père qui parlait à l’arbitre ou au gardien de but à la télé… Ou me faire réveiller par des cris de joie provenant du salon quand un but était compté en prolongation (par le Tricolore bien sûr). J’ai vite compris qu’en m’y intéressant, je pouvais me coucher plus tard lors des « soirées du hockey », dans mon pyjama du CH! Et plus tard, j’ai également compris que c’était le meilleur moment de demander des permissions spéciales, la réponse étant toujours : « Hein? Oui, oui c’est beau. » C’est de famille, ma grand-mère paternelle avait le même problème. Ma grand-mère plutôt pieuse, qui disait son chapelet tous les soirs, tenait pourtant des propos peu élogieux  à l’égard des adversaires…

Je ne suis plus très fidèle au hockey durant la saison régulière, c’est trop long et il y a plein de choses à faire. Mais pendant les séries, je suis même prête à renoncer au spectacle de Philippe B!  Hier soir, au Pub St-Patrick, je me suis tortillée sur ma chaise pendant l’enfer de la troisième période, du poteau de la toute dernière seconde de Patrice Brisebois, du chansonnier qui menaçait de chanter tel que prévu à la fin de la 3e, et de la prolongation qui était juste assez longue à mon goût. Plus longtemps, mes nerfs n’auraient pas tenu. Et c’est tout à recommencer ce soir… Go Habs go!

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Festival de cinéma des trois Amériques

Que faire lors d’un samedi soi-disant printanier mais plutôt froid, venteux et enneigé? Aller voir un film, voire même plusieurs! Le 9e Festival de cinéma des trois Amériques avait lieu la semaine dernière à Québec. Le Cinéma Charest manque certainement de charme, et c’est plutôt déplorable qu’il n’y ait aucune autre salle de cinéma au centre-ville, mais Charest comporte l’avantage d’être tout près.

J’ai vu trois films, tous très bons mais faisant appel à des registres d’émotions bien différentes. Dans le film mexicain Deficit, on retrouve le très mignon Gael García Bernal, qui est également le réalisateur. C’est une journée dans la vie d’un jeune homme de parents riches, dans un Mexique où les inégalités sociales persistent.

Le film qui m’a le plus troublé est Ben X, production belge, qui s’inspire de faits vécus. Toujours incroyable de constater la cruauté des gens envers ceux qui sont différents.

Et dimanche, j’aurais pu en profiter pour faire d’autres découvertes cinématographiques, mais il faisait beaucoup trop beau. J’ai passé la journée sur les Plaines avec mes skis. J’ai tout de même hâte de voir cette belle neige fondre…

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L’attente…

L’attente des terrasses ensoleillées, de Tutto Gelato, de la sangria…
L’attente de ranger les bottes et reprendre mon vélo sur les pistes cyclables déneigées…
L’attente de croiser un grand ténébreux comico-intello-écolo qui trippe plein air…
Et l’attente d’une réponse positive, annonçant la possibilité de beaux changements!
Oh! Le stress de l’attente!
« Rêver, c’est le bonheur. Attendre, c’est la vie. »

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Plus que 18 jours avant l’arrivée du printemps!

Qu’avez-vous fait en cette belle journée ensoleillée? J’espère bien que vous avez profité! Pour certains d’entre vous, il y avait au moins une obligation plein air à remplir aujourd’hui, pelleter votre entrée. Pour d’autres comme moi, le déneigement ne sera pas un problème avant cette nuit (j’entends d’ailleurs déjà le « beep beep » infernal de la foutue de déneigeuse qui a gâché mon sommeil plus d’une fois en cet hiver presque tannant). La joie d’habiter dans St-Jean-Baptiste où les bâtiments sont collés sur la rue… Mais là ça suffit! Même moi, qui adore marcher en pleine tempête, rire des automobilistes pris dans les bancs de neige, aller glisser, skier, « raquetter » ou faire des bonhommes de neige, j’ai maintenant hâte de parcourir les pistes cyclables.

J’ai tout de même profité de la belle journée pour aller jouer dehors un peu. Ensuite je suis rentrée sagement à la maison pour faire un peu de popote et, surtout, faire un brin de recherche/rédaction pour une rencontre très importante cette semaine. Oh le stress! À suivre…

Comme je sais si bien le faire, j’ai procrastiné légèrement. J’ai fait le ménage de mon garde-robe et ma commode où j’ai retrouvé une quantité incroyable de linge (noir bien sûr) que je n’ai jamais porté. J’ai également compté 13 baluchons (ma définition : genre de sacoche pseudo-asiatique fourre-tout en tissu hyper-pratique) et oui ils ont tous encore leur utilité. Et j’ai retrouvé ma jupe-vélo que j’ai cherchée tout l’été passé.

Autre découverte, quelques jouets oubliés ici par neveux ou nièce, dont un lapin qui ne m’inspire guère confiance… Il me fait penser au lapin dans « Rabbit Troubles », un court métrage bulgare (et tout à fait bizarroïde) que j’ai vu récemment à Prends ça court. J’ai remis le lapin dans le fond du garde-robe pour l’instant. Mais j’ai bien hâte de voir ce qui nous réserve le prochain Prends ça court, à ne pas manquer le 19 mars prochain au Cercle. (Mon coup de cœur lors de la dernière projection : Il Supplente)

Avec tout ce ménage, mes bonnes intentions de dodo-tôt ont pris le bord. J’aurais au moins pris de l’avance pour le grand ménage du printemps.

Et avec le printemps, c’est le temps du changement. J’espère bien en faire quelques uns. Envoyez-moi des ondes positives cette semaine!

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