Depuis 5 ans, le Festival de la chanson de Tadoussac, le plus grand des petits festivals
marque réellement le début de la saison estivale.
Dans ce village majestueusement entouré de montagnes, de lacs, et du fjord où se promènent bélugas et petits rorquals, la population se multiplie le temps d’une fin de semaine de découverte musicale.
Les années se suivent mais ne se ressemblent pas… Chaque édition à laquelle j’ai participé avait sa particularité, ses différences. Parfois la pluie torrentielle, parfois le soleil et le ciel bleu à perte de vue. Parfois sous le signe d’une grande poussée d’énergie sportive, parfois en mode plutôt paresse. Parfois en vélo, en autobus, en jeep, parfois en presque Westfalia… Parfois les bêtises, parfois la sagesse. La plupart du temps, très peu de sommeil. Et à tous les ans, la terrasse du Café Bohême et la sangria, y croiser des amis festivaliers des années précédentes et les artistes qui se produiront plus tard le soir sur les scènes du Festival.
Et à chaque année, le statut de bénévole me permettait de vivre pleinement le festival, de faire partie des troupes qui encourage la relève musicale. Cette année, mes complices de Québec et moi avions décidé de vivre le festival autrement, en tant que simples festivalières. Résultat, j’ai eu l’impression d’être en marge du festival quelque peu. Ça m’a tiraillé de ne pas faire partie de l’équipe des bénévoles de Marie-Hélène (qui à chaque année planifie avec brio notre implication).
On a quand même su comment bien occuper notre temps libre, en mode paresse sur la plage de Tadou. Bain de soleil entrecoupé d’une baignade plus que rafraîchissante dans le fjord, un peu de lecture, des photos et la trouvaille de So, des brownies à la menthe. Et de retour au Café Bohême pour un petit rosé en après-midi.
Moins de coups de foudre musicaux cette année, je ne suis pas revenue la tête pleine de musique comme la première fois. Mérite tout de même mention K, un sympathique Suisse avec des textes plutôt colorés et variés; Alfarococo, groupe de Montréal (je crois) avec une belle énergie sur scène; Loïc Antoine, que j’aurais pu écouter encore longtemps, mais qui n’a pas m’empêcher d’aller faire un mauvais coup ailleurs.
Les festivaliers ont changé un peu. Cette année, il semblait y avoir un contingent important de p’tits abrutis insouciants malpolis qui laissaient traîner leurs bouteilles et autres déchets un peu partout. Il faut croire que je vieillis, quand je m’entends dire que je ne comprends pas cette génération… C’est pourtant eux qui devraient être plus sensibilisés à la fragilité de notre écosystème et à l’importance de préserver les petites merveilles comme Tadoussac. Heureusement, il y avait également des non-abrutis au rendez-vous…
Ma dose tadoussacienne ne m’a pas suffit cette année, je compte bien y retourner avec la Chef Goupil et une ou deux Goupillettes cet été. Le sentier du Fjord, ça ferait du bien. 12 km à surplomber le fjord et chercher la trace des baleines dans l’eau.
Après Tadoussac, le retour à la réalité est toujours plus difficile. De retour à ma vie plutôt houleuse ces temps-ci.