Fin de journée jeudi dernier, je pars à la course du bureau en vélo pour préparer mon sac et autres éléments essentiels (un étui rempli de mes cd préférés, quoi de mieux pour un périple en auto dans le Parc des Laurentides). C’est la panique, rien ne semble être à sa place, où est mon maillot, qu’ai-je fait avec ma caméra… et l’heure avance. Oh le stress ! J’imagine déjà les reproches. Et comme de fait, je suis la dernière à arriver au point de rencontre, les filles toutes installées dans la voiture louée pour la fin de semaine.
Et pourquoi, direz-vous, n’ai-je pas préparé ma valise la veille? Vous vous imaginez une cigale indisciplinée en train de siroter une bouteille de vin dans son lieu préféré sur St-Jean? Détrompez-vous, cette cigale se prépare à courir le demi marathon des Deux Rives. Le mercredi, c’est l’entraînement!
Mais enfin, nous voilà donc, quatre filles célibataires en route vers le Saguenay pour la fin de semaine, plus précisément La Baie, lieu natal de So. MC est au volant, So s’est occupé des victuailles pour le voyage, et en tant copilote officiel, je tiens également le rôle du DJ. Quelques cd plus tard, tout se passe bien, nous y sommes presque, quand tout à coup… crevaison! Oui, je vous entends déjà vilains garçons, quatre femmes et une crevaison, une recette explosive! Sachez que votre seule utilité aurait été de trouver le cric! PVI, si vous louez une Yaris, le cric se trouve en-dessous du siège du conducteur. Non, non, non, pas dans le coffre avec la roue de secours et les autres outils! Heureusement, un bon samaritain automobiliste s’est arrêté pour nous prêter le sien (après avoir lui aussi vérifier dans notre coffre, l’emplacement logique selon lui également). Une demi-heure plus tard, nous étions arrivons à destination. Merci à Jacques et Do pour leur accueil chaleureux.
C’était ma première visite dans ce coin de pays et je suis charmée, par l’eau et les montagnes. Fait intéressant et tout à fait involontaire, nous étions là pour le 11e anniversaire du Deluge du Saguenay.
Samedi, direction Rivière Éternité pour une sortie en kayak sur le Fjord. La journée s’annonçait plutôt ensoleillée, mais un orage s’est pointé juste au-dessus de nos kayaks. Je crois avoir provoqué les dieux de la pluie en chantant Ave Maria, ce qui est pourtant coutume établie en passant devant la Vierge du Cap Trinité…
Le reste de la fin de semaine fut ponctué de baignades (rivière sur la plage de l’Islet, piscine et même fontaine), vin et repas copieux. Mais toute bonne chose a une fin, et dimanche nous avons dû quitter le confort de la piscine pour reprendre la route. C’est une chaleur quelque peu suffocante et une faune humaine éclectique qui nous attendait à Québec. Une glace chez Tutto Gelato s’impose avant de rentrer chacune chez soi. Déjà fini? Si jamais je me lance en politique, ma première promesse électorale serait d’imposer les fins de semaine de trois jours.