Archive pour juillet, 2007

Quatre filles au Sagnenay

Fin de journée jeudi dernier, je pars à la course du bureau en vélo pour préparer mon sac et autres éléments essentiels (un étui rempli de mes cd préférés, quoi de mieux pour un périple en auto dans le Parc des Laurentides). C’est la panique, rien ne semble être à sa place, où est mon maillot, qu’ai-je fait avec ma caméra… et l’heure avance. Oh le stress ! J’imagine déjà les reproches. Et comme de fait, je suis la dernière à arriver au point de rencontre, les filles toutes installées dans la voiture louée pour la fin de semaine.

Et pourquoi, direz-vous, n’ai-je pas préparé ma valise la veille? Vous vous imaginez une cigale indisciplinée en train de siroter une bouteille de vin dans son lieu préféré sur St-Jean? Détrompez-vous, cette cigale se prépare à courir le demi marathon des Deux Rives. Le mercredi, c’est l’entraînement!

Mais enfin, nous voilà donc, quatre filles célibataires en route vers le Saguenay pour la fin de semaine, plus précisément La Baie, lieu natal de So. MC est au volant, So s’est occupé des victuailles pour le voyage, et en tant copilote officiel, je tiens également le rôle du DJ. Quelques cd plus tard, tout se passe bien, nous y sommes presque, quand tout à coup… crevaison! Oui, je vous entends déjà vilains garçons, quatre femmes et une crevaison, une recette explosive! Sachez que votre seule utilité aurait été de trouver le cric! PVI, si vous louez une Yaris, le cric se trouve en-dessous du siège du conducteur. Non, non, non, pas dans le coffre avec la roue de secours et les autres outils! Heureusement, un bon samaritain automobiliste s’est arrêté pour nous prêter le sien (après avoir lui aussi vérifier dans notre coffre, l’emplacement logique selon lui également). Une demi-heure plus tard, nous étions arrivons à destination. Merci à Jacques et Do pour leur accueil chaleureux.

C’était ma première visite dans ce coin de pays et je suis charmée, par l’eau et les montagnes. Fait intéressant et tout à fait involontaire, nous étions là pour le 11e anniversaire du Deluge du Saguenay.

Samedi, direction Rivière Éternité pour une sortie en kayak sur le Fjord. La journée s’annonçait plutôt ensoleillée, mais un orage s’est pointé juste au-dessus de nos kayaks. Je crois avoir provoqué les dieux de la pluie en chantant Ave Maria, ce qui est pourtant coutume établie en passant devant la Vierge du Cap Trinité

Le reste de la fin de semaine fut ponctué de baignades (rivière sur la plage de l’Islet, piscine et même fontaine), vin et repas copieux. Mais toute bonne chose a une fin, et dimanche nous avons dû quitter le confort de la piscine pour reprendre la route. C’est une chaleur quelque peu suffocante et une faune humaine éclectique qui nous attendait à Québec. Une glace chez Tutto Gelato s’impose avant de rentrer chacune chez soi. Déjà fini? Si jamais je me lance en politique, ma première promesse électorale serait d’imposer les fins de semaine de trois jours.

Commentaires (3) »

Cigale festivalière indisciplinée et épuisée…

Eh bien oui, moi qui avais la ferme intention de relater mes grands moments festivaliers au cours des deux dernières semaines, je l’avoue, j’ai échoué. Les quelques fois où je me suis assise devant mon écran, en revenant d’un spectacle, la fatigue me gagnait. La sieste s’imposait rapidement.

En tant que festivalière, j’ai agi avec le même dévouement que celui que j’ai consacré à mon bénévolat au Festival de la chanson de Tadoussac, tout comme mes partenaires dans le crime (voir notre périple 2007 à Tadou relaté par Sourissimo). Donc, peu de sommeil, beaucoup d’énergie dépensée, et bien sûr un peu de vin. Et malheureusement, cette cigale doit se prêter au jeu de la fourmi et aller travailler tous les matins pendant le festival…
Alors quoi retenir?  Les grands moments : la gaminerie – et les musiciens ;-) – de Pierre Lapointe; la vivacité de Tryö (et le beau Mali); la voix lyrique de Patrick Watson; l’univers fantaisiste de Plaster. Et le clou du festival, DJ Champion, deux heures à sautiller au son déchaîné créé par Maxime Morin, ses G-strings et la voix de Betty Bonifaci.

Mon grand regret du festival, je n’ai pas vu Manu Chao. Visite familiale (fort appréciée cependant) oblige…  J’espère seulement que Manu reviendra nous voir bientôt.

Bien sûr, il n’y a pas que les spectacles qui m’ont tenu loin de mon lit. Il y a également les post-mortem du festival, au Sacrilège, à la Loge, sur les Plaines.

Comme toujours par contre, ça m’attriste de constater à quel point les grands rassemblements, comme le Festival, génère une quantité incroyable de déchets. Oui, je sais, le tout est nettoyé le lendemain, mais ne serait-il pas plus simple de limiter les dégâts au départ? Pistes de solution? Apporter son propre verre de plastique sur les sites. Ou encore s’inspirer de festivals qui ont un volet écologique, comme le Hillside Festival à Guelph en Ontario. Un verre officiel du festival est vendu aux festivaliers. Pas de verre, pas de bière! Peut-être devrais-je aller « festivaler » à Guelph pour en savoir plus sur ces bonnes pratiques vertes? Tous les prétextes sont bons!

Commentaire (1) »

C’est l’été, je chante et j’inaugure

Après des mois de cogitation, cette fois-ci c’est la bonne. C’est l’été et il y a plein de lieux à fréquenter, d’événements à assister et d’histoire à raconter. Il ne manque que le temps, et parfois l’énergie. Que cela ne tienne, laissez-moi vous raconter les tribulations de la cigale au jeu, la cigale en vélo ici à Québec ou ailleurs. Une cigale ayant voyagé et chanté plus d’un été. Mais contrairement à la fable, cette cigale ne déchante pas à l’arrivée de la bise car l’hiver offre un magnifique terrain de jeu à toute cigale bien emmitouflée. Mais les flocons sont encore loin!

La cigale est bien entourée d’amis, mais tous sont les bienvenus, même les fourmis, pourvu qu’elles sachent apprécier un brin de folie!

En ce premier juillet pluvieux, les camions de déménagement se multiplient dans mon quartier. Moi, je meuble mon nouveau blogue en attendant l’arrivée du Festival d’été. À suivre…

Commentaires (2) »