C’est le temps qu’aura pris votre cigale sportive (alias Gazelle) à terminer le parcours de 21.1 km du Marathon des Deux Rives dimanche dernier. Bien sûr, j’aurais peut-être pu faire mieux, mais je préférais franchir le fil d’arrivée sur mes deux jambes, et non à quatre pattes! J’ai donc commencé lentement car, je dois l’avouer, n’ayant pas été très disciplinée dans mon entraînement, j’avais un léger doute quant à ma capacité d’achever la course. Ce n’est pas comme le vélo : impossible de se laisser rouler en descendant une côte pour se reposer un peu!
En toute vérité (et modestie!), cette cigale indisciplinée avait nettement sous-estimé ses forces. C’était mon premier demi-marathon, je suis donc entièrement satisfaite de mon temps (bien que je n’aurai pas droit à la bouteille de vin à La Loge!) et j’ai surtout eu beaucoup de plaisir. J’ai franchi le fil d’arrivée tout sourire. Bien sûr, lundi matin, j’avais deux blocs de béton et non deux jambes, mais deux jours plus tard c’est déjà tout oublié! À quand la prochaine course?
Il faut dire que Dame Nature a bien gâté les marathoniens cette année – température idéale et vent dans le dos. Il faut dire également que, à quelques mètres avant le fil d’arrivée, j’ai eu droit à un comité d’accueil énergisant (et énergique!) composé des girls MC, Annie et So (coach officiel) et de mon ami marathonien Damien venu me voir à Québec pour m’encourager (et de qui j’ai pu obtenir de précieux conseils pour la course).
Quel est le secret de ma réussite, comment ai-je pu accomplir un tel exploit? En me fixant des objectifs réalistes bien sûr : je dépassais les éléments moins attrayants (trop poilus) pour suivre les coureurs plus charmants. Ils m’ont malheureusement échappés! Je me suis également fixé des objectifs post-course : où irons-nous prendre un verre après?
J’ai eu un coup de cœur pour les lapins du marathon, ces coureurs aux oreilles roses pointues sur lesquelles était indiqué un temps cible pour aiguiller les autres coureurs. J’aurais bien voulu suivre le lapin de 2 heures (aperçu avant même le début de la course) mais je ne l’ai jamais rattrapé le vilain.
Peut-être pourrait-on essayer d’appliquer ce principe de lapins-guides à d’autres sphères de la vie. “Si vous voulez des enfants avant 35 ans, suivez-moi” ou “Par ici pour la maison d’été dans les Laurentides”… Serait-il aussi simple que de suivre un guide pour atteindre nos objectifs? Mais en tergiversant joyeusement dans la vie, on a plus de surprises!