Archive pour août, 2007

2 heures 18 minutes et deux secondes…

C’est le temps qu’aura pris votre cigale sportive (alias Gazelle) à terminer le parcours de 21.1 km du Marathon des Deux Rives dimanche dernier. Bien sûr, j’aurais peut-être pu faire mieux, mais je préférais franchir le fil d’arrivée sur mes deux jambes, et non à quatre pattes! J’ai donc commencé lentement car, je dois l’avouer, n’ayant pas été très disciplinée dans mon entraînement, j’avais un léger doute quant à ma capacité d’achever la course. Ce n’est pas comme le vélo : impossible de se laisser rouler en descendant une côte pour se reposer un peu!

En toute vérité (et modestie!), cette cigale indisciplinée avait nettement sous-estimé ses forces. C’était mon premier demi-marathon, je suis donc entièrement satisfaite de mon temps (bien que je n’aurai pas droit à la bouteille de vin à La Loge!) et j’ai surtout eu beaucoup de plaisir. J’ai franchi le fil d’arrivée tout sourire. Bien sûr, lundi matin, j’avais deux blocs de béton et non deux jambes, mais deux jours plus tard c’est déjà tout oublié! À quand la prochaine course?

Il faut dire que Dame Nature a bien gâté les marathoniens cette année – température idéale et vent dans le dos. Il faut dire également que, à quelques mètres avant le fil d’arrivée, j’ai eu droit à un comité d’accueil énergisant (et énergique!) composé des girls MC, Annie et So (coach officiel) et de mon ami marathonien Damien venu me voir à Québec pour m’encourager (et de qui j’ai pu obtenir de précieux conseils pour la course).

Quel est le secret de ma réussite, comment ai-je pu accomplir un tel exploit? En me fixant des objectifs réalistes bien sûr : je dépassais les éléments moins attrayants (trop poilus) pour suivre les coureurs plus charmants. Ils m’ont malheureusement échappés! Je me suis également fixé des objectifs post-course : où irons-nous prendre un verre après?

J’ai eu un coup de cœur pour les lapins du marathon, ces coureurs aux oreilles roses pointues sur lesquelles était indiqué un temps cible pour aiguiller les autres coureurs. J’aurais bien voulu suivre le lapin de 2 heures (aperçu avant même le début de la course) mais je ne l’ai jamais rattrapé le vilain.

Peut-être pourrait-on essayer d’appliquer ce principe de lapins-guides à d’autres sphères de la vie. “Si vous voulez des enfants avant 35 ans, suivez-moi” ou “Par ici pour la maison d’été dans les Laurentides”… Serait-il aussi simple que de suivre un guide pour atteindre nos objectifs? Mais en tergiversant joyeusement dans la vie, on a plus de surprises!

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Courir ou faire la fête?

Que dois-je porter? Cuissard ou jupette sportive? Et pourquoi dois-je me coucher à 9h00 un samedi soir? Voilà mes principales préoccupations pour le demi-marathon des deux rives qui aura lieu demain dans notre merveilleuse ville. Oui, je suis cinglée! Je vais courir 21 km demain et ce qui me tracasse c’est que je ne pourrai pas aller faire la fête avec So et Damien (qui est venu expressément pour m’encourager et se moquer un peu de moi).

Peu importe que j’ai fait la fête jusqu’à 4h00 du matin hier soir (avec saucette traditionnelle en fin de soirée – début de matinée - à la piscine du coin).

Mais mon coach est intransigeante sur ce point. Après le souper (un gros spaghetti question d’être bien prête pour la course), je dois rentrer me coucher. Pfff!

Bon d’accord, je serai sage. À demain la course. Source de motivation importante : Didier (mon tenancier de bar préféré) m’a dit qu’il m’offrait une bouteille de vin si je terminais la course en deux heures! Je serai une gazelle!

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Péripéties d’une cycliste – Deuxième partie (fini les vacances!)

Vous l’avez deviné, cette cigale indisciplinée était beaucoup trop occupée à jouer dehors ces derniers temps pour vous raconter la suite de l’aventure. Je sais, ça manque de sérieux. Mais il y avait tant à faire! : Les nombreuses piscines (et party) sur mon chemin, jouer au parc (avec neveux et nièces), les glissades d’eau (avec le petit homme Tristan), la sangria, l’anniversaire de ma sœur, les retrouvailles avec amis du secondaire, les restos et bien sûr le vélo.

Le reste du périple Québec-Ottawa s’est déroulé sans trop d’embûches. Bon, je pourrais vous parler de l’incident où la cigale cycliste s’est retrouvée malencontreusement sur une autoroute près de St-Bruno, mais je m’en suis bien tirée. Je déplore tout de même l’absence d’un parcours plus agréable entre la Montérégie et Montréal. Une fois sur la grande île par contre, l’expérience vélo est toujours fort amusante.

Coup de cœur également pour le parcours Deux-Montagnes / Hawkesbury, en passant par le parc d’Oka. À l’exception des nombreux kiosques à cigarettes à Kanesatake, tous plus affreux les uns que les autres (je pense notamment à une grosse cigarette en plastique de laquelle sort de la belle boucane… pfff!)

Et bien sûr, le séjour ne serait pas complet sans ma débarque annuelle en vélo. Le sable sur la piste était le principal responsable, quoique ma maladresse habituelle a sûrement joué un rôle là dedans. Que quelques égratignures! Et dire que j’étais presque arrivée à ma destination finale.

Je n’ai malheureusement pas eu le temps de profiter pleinement du réseau cyclable Ottawa-Gatineau, que je connais bien. Ottawa n’est peut-être pas la ville la plus dynamique point de vue sorties culturelles et “vie nocturne”, mais c’est une ville fantastique pour faire du vélo. La rivière des Outaouais et le canal Rideau appartiennent réellement aux cyclistes et piétons. Contrairement à Québec où l’autoroute 138 est collée sur le fleuve… Et la rivière St-Charles n’a pas tout à fait le même attrait.

Peu importe, c’est tout de même une cigale enjouée (et épuisée) qui est rentrée à Québec juste à temps pour la fin de semaine. Un peu de repos avant le retour dans le monde des fourmis pensez-vous? Ben voyons, il y avait beaucoup trop à faire!

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Péripéties d’une cycliste – Première partie (Chemin du Roy)

Après 4 jours de coups de pédale et autres aventures, je suis arrivée à la maison parentale à Hawkesbury (oui oui, comme dans la chanson) en fin d’après-midi jeudi. À la grande joie de maman cigale qui, je vous le dis, pourrait décrocher la médaille d’or tellement elle pratique bien cette discipline que l’on appelle «inquiétude» et qui n’aime pas du tout cette idée farfelue de cyclotourisme! Qu’ai-je fait pour la rassurer? Je lui ai raconté mes bévues bien sûr.

L’aventure a débuté dimanche matin, sous un soleil radieux, mes sacoches de vélo bien remplies – on ne sait tout de même jamais de quoi on pourrait avoir besoin. J’ai monté la côte Deligny, passé par Cartier, traversé Sillery, Cap-Rouge et St-Augustin pour enfin quitter le terrain familier de la grande région de Québec, direction Trois-Rivières. Le Chemin du Roy (première route carrossable du Canada!) me réservait de belles découvertes en passant par les magnifiques villages de Portneuf et de la Mauricie (j’ai particulièrement aimé Grondines). Bien sûr, j’ai également traversé des kilomètres de champs de maïs. Et les cigales étaient au rendez-vous, elles m’ont accompagné toute la journée en chantant sous ce soleil ardent. Et j’ai croisé à plusieurs reprises un « homme de ma vie » cycliste, mais il allait toujours dans la direction opposée.

À Trois-Rivières, après une douche bien méritée au gîte La maison des Leclerc (maison familiale de Félix tout de même!), j’ai dévoré un spaghetti sur une terrasse en admirant le fleuve. Le serveur n’était pas mal non plus…

Mais les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Le lendemain, oh malheur, les cigales ne chantent plus. C’est le déluge, l’orage, le tonnerre! J’ai laissé passé le pire, mais il pleuvait toujours abondamment quand j’ai quitté le gîte vers 10h30, un peu tard comme départ. Malgré tout, la route se passe bien, il n’y a pas de vent et bientôt la grosse pluie plate n’est plus qu’une petite bruine. J’étais bien contente de croiser d’autres cyclotouristes, je n’étais donc pas la seule cinglée sur le Chemin du Roy par ce temps de c__ .

Près de Berthierville, mon estomac s’est manifesté. Toujours sur ma petite route de campagne (l’accotement de la route 138), complètement détrempée, je me suis arrêtée pour repérer un resto (casse-croûte ou tout autre source de revitaillement).

Avis à vous, chers véloistes, prenez garde où vous arrêtez! Je me trouvais en face d’un concessionnaire de tracteurs, à vrai dire je ne sais pas si c’était un concessionnaire ou un genre de vieux garage, je n’ai pas eu le temps de m’attarder plus longtemps.

J’ai entendu aboyer, ensuite grogner??? En me retournant, j’espérais bien apercevoir un caniche ou peut-être un chihuahua (petits chiens jappeux sans grande conséquence), mais non! Pas un, mais deux Rottweiler. Pas de panique, j’adore les chiens. Mais eux n’ont pas l’air de m’aimer? Chiens amis? Non, pas chiens amis? Pourquoi vous courez? AAAAAAH! J’ai remis les pieds sur les pédales! Je me suis retournée et ils étaient toujours là, collés à ma roue arrière (et surtout à mon mollet). Je crois bien avoir établi un record personnel de vitesse. Ce qui m’est passé par la tête à ce moment précis, après avoir été pourchassée par deux monstres – et toujours complètement détrempée – ce sont les automobilistes qui ont bien dû rigoler, bien au sec dans leur voiture. Le fou rire a remplacé ma faim, j’ai filé jusqu’au traversier de St-Ignace-de-Loyola / Sorel et je me suis contentée d’une barre tendre. Au revoir Chemin du Roy!

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Travailler c’est trop dur…

Ça y est! C’est le temps des vacances! Ouf! Québec, je te quitte pour quelques temps. Et quoi de mieux pour bien se reposer pendant ses vacances. Faire du vélo bien sûr, à raison de plus de 100 km par jour.

Ça peut sembler excessif, mais je crois bien que les prochains jours seront plus reposants que la dernière semaine. C’est que parmi mes amies cigales il y avait une cigale trentenaire à fêter. Le passage de la vingtaine à la trentaine fut un processus long et ardu, ponctué d’une pré-fête, d’une fête et d’une post-fête surprise.

Pendant ce temps cette cigale devait tout de même se pointer le bout du nez à la fourmilière corporative tous les matins (bien qu’en corps et non en esprit). Travailler, faire la fête, boire du vin, travailler, faire du vélo, courir les restos et les piscines. Et dormir dans tout ça? Cette semaine, le vélo se chargera de bien m’épuiser le jour. Ça donne des beaux dodos la nuit.

Encore une fois cette cigale indisciplinée ne sait où trouver le temps pour vous relater ses aventures (et mésaventures). Et dès maintenant c’est le départ! Mais n’ayez crainte, je vous ferai signe bientôt.

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