Paradoxe intéressant découvert en fin de semaine. J’accumule tout. J’ai assez de linge pour vêtir un petit pays (disons une île dans le Pacifique), des sacoches-baluchon légèrement défraîchies accrochées un peu partout, des bidules machins trucs sans grande utilité, des livres déjà lus que je ne donnerai jamais (même les mauvais) et assez de tasses légèrement craquées pour ouvrir une maison de thé.
Il y a par contre un élément qui manque à mon existence de cigale comblée, l’Homme. Mais là, au moindre défaut de fabrication, je procède à une expulsion rapide, telle une commodité jetable. Avec raisons valables bien sûr : celui-ci risque de perdre ses cheveux, lui porte une casquette, l’autre une chaîne dans le cou, trop colleux ou pas assez, trop sérieux, rire bizarre, trop poilu, il aime le golf, trop maigre, trop gros, il fume (ça c’est légitime), il a voté pour Dumont (ça aussi), il regarde la téléréalité, il habite en banlieue…
Mais comment se fait-il que je sois encore célibataire
Par une journée des Patriotes pluvieuse, sous le regard menaçant de MC et plus conciliant d’Annie, j’ai trié mon linge et ainsi vidé mes tiroirs et garde-robes pour remplir trois sacs à poubelle à donner parce que, faut l’avouer, je semble avoir gardé des vêtements qui remontent aux années 80… Wow, j’ai libéré deux tiroirs au complet.
Le truc c’est peut-être de faire un peu de place pour que l’Homme (aussi imparfait soit-il) puisse s’installer dans mon chez-moi. Un bon ménage de printemps s’impose.