En sortant du bureau, il faisait super beau. J’en profite pour faire le tour par le pont, mais une fois au pont, il faisait encore trop beau. Pourquoi ne pas en profiter plus longtemps… L’avantage de se perdre en vélo en se promenant sur la Rive-Sud c’est de découvrir les petites routes bordées de charmantes petites maisons. Je me suis retrouvée sur la rue St-Joseph à St-Nicolas, je ne sais trop comment. Que de découvertes à faire cet été…
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Cigale maladroite
Samedi après-midi, alors qu’un soleil quasi-estival se fait bien présent, je décide de fausser compagnie à mes amies pour aller jouer dehors un peu. Le choix de l’activité n’était pas encore fait : du vélo, du roller, ou les escaliers du Cap-blanc. J’opte pour un combo et file vers les Plaines en vélo. Comme il fait beau! Ça fait du bien de se dépenser un peu! Je me trouve rapidement un défi : monter la côte Gilmour. Réussi avec brio. Mais pourquoi s’arrêter là? Je laisse mon fidèle compagnon à deux roues se reposer un peu sur les Plaines pendant que je monte et descend ces escaliers à quelques reprises. Pleine forme! Bon, j’ai bien creusé mon appétit. Quelques courses sur St-Jean et ensuite petite balade dans les rues de mon quartier pour rentrer sagement à la maison. Après mes exploits sportifs, quoi de plus simple… Eh bien non, il ne faut jamais sous-estimer la maladresse de votre cigale. Culbute spectaculaire en descendant une côte du Faubourg. Deux éléments contributeurs importants : petit moment d’inattention (provoqué par la présence de deux beaux grands ténébreux qui montaient alors la côte) PLUS mon sac à dos installé seulement sur une épaule qui glisse subitement pour aller rencontrer ma roue avant. Résultat spectaculaire digne d’une sauterelle! Un beau saut par-dessus le guidon. Bravo!
Je crois bien avoir donné un bon show! J’ai atterri à plat ventre, les deux mains devant pour dimunier l’impact. Les lunettes par ici, le sac à dos par là et du yogourt Kéfir un peu partout – un vrai délice, en vente à la Carotte joyeuse à 7$ le pot, dans un pot cassable, bien sûr…
Vélo par ici, vélo par là
Pour me remettre de mes émotions marathoniennes de la semaine dernière, je me suis rapidement remise à mon sport de prédilection, le vélo. Car il me reste encore à parcourir quelques kilomètres (c’est-à-dire 550 km) avant d’atteindre mon objectif de 2000 km pour mon Défi Vélo santé.
J’ai donc profité de la longue fin de semaine pour sillonner les routes de la grande région de Québec, de Charlevoix et de Portneuf. Petite journée samedi : je me suis rendue au Mont Ste-Anne, en passant par l’Avenue Royale, qui traverse entre autre Ange-Gardien et Château-Richer. Tout à fait bucolique comme parcours (à part les quelques nids de poule…).
Le lendemain par contre, j’ai un peu exagéré! J’ai mis du temps à sortir du lit, donc départ tardif (vers midi). En passant par Cap-Rouge, j’ai pris le Chemin du Roy jusqu’à St-Augustin, ensuite la route Fossambault jusqu’au St-Catherine-de-la-Jacques-Cartier pour aller emprunter la piste cyclable Jacques Cartier/Portneuf jusqu’à St-Raymond. Mais pourquoi arrêter là, s’est dit la cigale trop ambitieuse! C’est la raison pour laquelle je ne suis pas rentrée chez moi avant 21h00, 145 km plus tard!
C’est vers 18h30 que le courage de votre cigale a commencé à flancher. Dans le cœur de Portneuf, sur la piste Jacques Cartier en poussière de pierre, bordée des deux côtés par la forêt, tous les autres cyclistes m’avaient abandonné. Il n’y avait plus que la fatigue et la faim. Alors que je rêvais à ce que j’allais dévorer en arrivant à la maison (deux assiettes de spaghetti), j’ai commencé à me faire peur : et si un fou avec une scie mécanique sortait du bois? Ou alors un ours? Ou pire encore, un ours fou (avec une scie…). Oui, oui, je me trouvais ridicule, mais ça ne m’a pas empêché de pédaler en énième vitesse pour semer l’ours fou qui n’était sûrement pas loin. Quand, enfin, j’ai croisé des piétons qui promenaient leur chien, je me suis réjouie en me disant que l’ours opterait sûrement pour les piétons, proies plus faciles à rattraper… La folie n’était plus loin!
Qu’ai-je fait lundi? Far niente!
Péripéties d’une cycliste – Deuxième partie (fini les vacances!)
Vous l’avez deviné, cette cigale indisciplinée était beaucoup trop occupée à jouer dehors ces derniers temps pour vous raconter la suite de l’aventure. Je sais, ça manque de sérieux. Mais il y avait tant à faire! : Les nombreuses piscines (et party) sur mon chemin, jouer au parc (avec neveux et nièces), les glissades d’eau (avec le petit homme Tristan), la sangria, l’anniversaire de ma sœur, les retrouvailles avec amis du secondaire, les restos et bien sûr le vélo.
Le reste du périple Québec-Ottawa s’est déroulé sans trop d’embûches. Bon, je pourrais vous parler de l’incident où la cigale cycliste s’est retrouvée malencontreusement sur une autoroute près de St-Bruno, mais je m’en suis bien tirée. Je déplore tout de même l’absence d’un parcours plus agréable entre la Montérégie et Montréal. Une fois sur la grande île par contre, l’expérience vélo est toujours fort amusante.
Coup de cœur également pour le parcours Deux-Montagnes / Hawkesbury, en passant par le parc d’Oka. À l’exception des nombreux kiosques à cigarettes à Kanesatake, tous plus affreux les uns que les autres (je pense notamment à une grosse cigarette en plastique de laquelle sort de la belle boucane… pfff!)
Et bien sûr, le séjour ne serait pas complet sans ma débarque annuelle en vélo. Le sable sur la piste était le principal responsable, quoique ma maladresse habituelle a sûrement joué un rôle là dedans. Que quelques égratignures! Et dire que j’étais presque arrivée à ma destination finale.
Je n’ai malheureusement pas eu le temps de profiter pleinement du réseau cyclable Ottawa-Gatineau, que je connais bien. Ottawa n’est peut-être pas la ville la plus dynamique point de vue sorties culturelles et “vie nocturne”, mais c’est une ville fantastique pour faire du vélo. La rivière des Outaouais et le canal Rideau appartiennent réellement aux cyclistes et piétons. Contrairement à Québec où l’autoroute 138 est collée sur le fleuve… Et la rivière St-Charles n’a pas tout à fait le même attrait.
Peu importe, c’est tout de même une cigale enjouée (et épuisée) qui est rentrée à Québec juste à temps pour la fin de semaine. Un peu de repos avant le retour dans le monde des fourmis pensez-vous? Ben voyons, il y avait beaucoup trop à faire!
Péripéties d’une cycliste – Première partie (Chemin du Roy)
Après 4 jours de coups de pédale et autres aventures, je suis arrivée à la maison parentale à Hawkesbury (oui oui, comme dans la chanson) en fin d’après-midi jeudi. À la grande joie de maman cigale qui, je vous le dis, pourrait décrocher la médaille d’or tellement elle pratique bien cette discipline que l’on appelle «inquiétude» et qui n’aime pas du tout cette idée farfelue de cyclotourisme! Qu’ai-je fait pour la rassurer? Je lui ai raconté mes bévues bien sûr.
L’aventure a débuté dimanche matin, sous un soleil radieux, mes sacoches de vélo bien remplies – on ne sait tout de même jamais de quoi on pourrait avoir besoin. J’ai monté la côte Deligny, passé par Cartier, traversé Sillery, Cap-Rouge et St-Augustin pour enfin quitter le terrain familier de la grande région de Québec, direction Trois-Rivières. Le Chemin du Roy (première route carrossable du Canada!) me réservait de belles découvertes en passant par les magnifiques villages de Portneuf et de la Mauricie (j’ai particulièrement aimé Grondines). Bien sûr, j’ai également traversé des kilomètres de champs de maïs. Et les cigales étaient au rendez-vous, elles m’ont accompagné toute la journée en chantant sous ce soleil ardent. Et j’ai croisé à plusieurs reprises un « homme de ma vie » cycliste, mais il allait toujours dans la direction opposée.
À Trois-Rivières, après une douche bien méritée au gîte La maison des Leclerc (maison familiale de Félix tout de même!), j’ai dévoré un spaghetti sur une terrasse en admirant le fleuve. Le serveur n’était pas mal non plus…
Mais les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Le lendemain, oh malheur, les cigales ne chantent plus. C’est le déluge, l’orage, le tonnerre! J’ai laissé passé le pire, mais il pleuvait toujours abondamment quand j’ai quitté le gîte vers 10h30, un peu tard comme départ. Malgré tout, la route se passe bien, il n’y a pas de vent et bientôt la grosse pluie plate n’est plus qu’une petite bruine. J’étais bien contente de croiser d’autres cyclotouristes, je n’étais donc pas la seule cinglée sur le Chemin du Roy par ce temps de c__ .
Près de Berthierville, mon estomac s’est manifesté. Toujours sur ma petite route de campagne (l’accotement de la route 138), complètement détrempée, je me suis arrêtée pour repérer un resto (casse-croûte ou tout autre source de revitaillement).
Avis à vous, chers véloistes, prenez garde où vous arrêtez! Je me trouvais en face d’un concessionnaire de tracteurs, à vrai dire je ne sais pas si c’était un concessionnaire ou un genre de vieux garage, je n’ai pas eu le temps de m’attarder plus longtemps.
J’ai entendu aboyer, ensuite grogner??? En me retournant, j’espérais bien apercevoir un caniche ou peut-être un chihuahua (petits chiens jappeux sans grande conséquence), mais non! Pas un, mais deux Rottweiler. Pas de panique, j’adore les chiens. Mais eux n’ont pas l’air de m’aimer? Chiens amis? Non, pas chiens amis? Pourquoi vous courez? AAAAAAH! J’ai remis les pieds sur les pédales! Je me suis retournée et ils étaient toujours là, collés à ma roue arrière (et surtout à mon mollet). Je crois bien avoir établi un record personnel de vitesse. Ce qui m’est passé par la tête à ce moment précis, après avoir été pourchassée par deux monstres – et toujours complètement détrempée – ce sont les automobilistes qui ont bien dû rigoler, bien au sec dans leur voiture. Le fou rire a remplacé ma faim, j’ai filé jusqu’au traversier de St-Ignace-de-Loyola / Sorel et je me suis contentée d’une barre tendre. Au revoir Chemin du Roy!